Dès janvier 2026, le marché de la récupération des métaux en France continue de montrer des évolutions notables. Les prix d’achat de la ferraille et des métaux non ferreux comme le cuivre et l’aluminium reflètent les tendances mondiales, influencées par la demande industrielle, les politiques environnementales et les fluctuations des cours internationaux. Beaucoup de particuliers et de professionnels observent ces variations avec attention, car elles impactent directement la valeur des déchets métalliques accumulés.

Les cours du cuivre restent élevés, avec des fourchettes souvent comprises entre 7 et 10 euros par kilogramme selon la qualité (dénudé, mêlé, câbles). L’aluminium se positionne autour de 1 à 1,50 euro par kilogramme pour les profilés ou les jantes, tandis que la ferraille ferreuse (fer et acier) oscille généralement entre 0,10 et 0,25 euro par kilogramme. Ces niveaux, observés en début d’année 2026, s’expliquent par une demande soutenue dans les secteurs de l’électrification, des énergies renouvelables et de la construction.

Cet article détaille les facteurs qui influencent ces prix à partir de janvier 2026, les tendances attendues pour le cuivre, l’aluminium et le fer, les types de métaux les plus recherchés, ainsi que des conseils pratiques pour optimiser la vente de déchets métalliques. L’objectif est de fournir des informations claires et objectives pour mieux comprendre ce marché dynamique.

Pourquoi les prix de récupération des métaux évoluent-ils autant en 2026?

Le marché des métaux recyclés en France dépend étroitement des cours mondiaux fixés sur le London Metal Exchange (LME). En 2026, les tensions sur l’offre de cuivre, liées à des perturbations dans la production (comme au Chili ou en Indonésie), maintiennent les prix à des niveaux soutenus. Les analystes, tels que ceux de Mercuria ou JP Morgan, anticipent une accentuation de ces tensions, avec des prévisions de déficits d’offre qui pourraient pousser les cours du cuivre raffiné vers des sommets.

Pour l’aluminium, les prévisions varient : certaines banques comme JP Morgan voient un cours autour de 3 000 dollars la tonne au premier semestre 2026, soutenu par la performance du cuivre et un équilibre offre-demande. D’autres, comme Goldman Sachs, envisagent une possible baisse en fin d’année due à une augmentation de la production indonésienne.

La ferraille ferreuse reste plus stable mais sensible aux coûts énergétiques et à la demande en acier recyclé. Les réglementations européennes sur la décarbonation et les objectifs de recyclage renforcent l’intérêt pour ces matières secondaires. La demande chinoise, toujours majeure, et les besoins en véhicules électriques (qui consomment beaucoup de cuivre et d’aluminium) contribuent à maintenir une pression haussière sur les prix.

En France, les ferrailleurs ajustent quotidiennement leurs tarifs en fonction de ces facteurs. Les prix locaux intègrent aussi les coûts de collecte, de tri et de traitement. Les variations quotidiennes peuvent atteindre plusieurs pourcents, rendant essentiel le suivi régulier des annonces des centres de récupération.

Les tendances spécifiques pour le cuivre à partir de janvier 2026

Le cuivre figure parmi les métaux les plus valorisés dans la récupération. En janvier 2026, les prix pour le cuivre dénudé rigide se situent souvent autour de 8 à 8,40 euros par kilogramme, tandis que le cuivre mêlé ou étamé descend à 6-7 euros. Les câbles électriques dénudés atteignent fréquemment 7 euros ou plus, selon la propreté.

Les prévisions pour 2026 indiquent une poursuite de la hausse progressive, portée par la transition énergétique. Le cuivre est indispensable pour les réseaux électriques, les panneaux solaires, les éoliennes et les véhicules électriques. Les perturbations d’offre, combinées à une demande croissante en Chine et en Europe, créent un contexte favorable.

Les centres de recyclage distinguent plusieurs catégories : cuivre millberry (très pur), cuivre neuf, cuivre vieux, câbles gainés. Les acheteurs privilégient les lots propres, sans isolant ni contaminants, pour maximiser la valeur. Le recyclage du cuivre permet d’économiser beaucoup d’énergie par rapport à l’extraction minière, ce qui renforce son attractivité.

Pour les particuliers comme pour les artisans ou entreprises du bâtiment, la vente de câbles électriques, tuyaux ou bobinages issus de chantiers représente une source régulière de revenus. Suivre les mises à jour des ferrailleurs locaux permet de choisir le bon moment pour vendre.

L’aluminium : un métal en pleine évolution sur le marché français

L’aluminium montre une stabilité relative avec des prix autour de 0,90 à 1,50 euro par kilogramme selon la catégorie. Les profilés peints ou non, les jantes ou l’aluminium démolé sans verre se négocient souvent à 1,30-1,40 euro.

En 2026, le secteur automobile et les emballages soutiennent la demande. L’allègement des véhicules électriques et les exigences environnementales favorisent l’utilisation d’aluminium recyclé. Les prévisions divergent : certaines anticipent une hausse modérée, d’autres une possible correction en fin d’année.

Les ferrailleurs classent l’aluminium en plusieurs types : AGS (profilés), carter, offset, mélange. Les lots purs et propres obtiennent les meilleurs tarifs. Le recyclage de l’aluminium consomme peu d’énergie, ce qui en fait une matière prioritaire dans l’économie circulaire française.

Les déchets issus de menuiseries, de véhicules ou d’emballages représentent des volumes importants. Les particuliers peuvent trier leurs déchets pour augmenter la valeur : séparer les profilés des canettes ou des mélanges ferreux améliore les offres.

La ferraille ferreuse : toujours essentielle malgré des prix plus modestes

La ferraille (fer, acier, fonte) se négocie entre 0,10 et 0,25 euro par kilogramme en 2026. Les catégories lourdes à cisailler ou légères à broyer varient selon la qualité et le volume.

Même à ces niveaux, les quantités importantes (tonnes) génèrent des montants significatifs. La sidérurgie française et européenne utilise massivement la ferraille comme matière première pour produire de l’acier recyclé.

Les tendances montrent une relative stabilité, avec des influences des coûts énergétiques et de la demande en construction. Les politiques de décarbonation encouragent le recours à l’acier recyclé plutôt que vierge.

Les ferrailleurs acceptent souvent de gros volumes issus de chantiers, de démolitions ou d’entreprises. Le tri préalable (éliminer les non-métalliques) et le respect des consignes de sécurité augmentent la facilité de transaction.

Conseils pratiques pour vendre ses métaux en 2026

Avant de se rendre chez un ferrailleur, trier les métaux par catégorie améliore les tarifs. Nettoyer le cuivre (enlever isolants) ou l’aluminium (séparer les ferreux) augmente la valeur.

Consulter régulièrement les sites des centres de recyclage permet de suivre les mises à jour quotidiennes. Comparer plusieurs ferrailleurs dans la région offre souvent de meilleures conditions.

Pour les gros volumes, contacter à l’avance peut permettre des enlèvements gratuits ou des prix négociés. Les documents d’identité et les factures sont généralement requis pour les transactions.

Respecter les règles de sécurité lors du transport et du déchargement évite les incidents. Choisir des centres agréés garantit un traitement environnemental conforme.